IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION DES OEILLETS…

Dans 2 jours, le Portugal célèbre un jour férié.

Celui de la Révolution des œillets qui a eut lieu le 25 avril 1974. Et qui a mit fin à 48 ans de dictature.

 Il y a donc 43 ans, le pays se préparait à vivre l’une des journées les plus folles et j’ai envie de dire même la plus importante de son histoire. Celle d’une liberté retrouvée !

 C’est une période de l’histoire du Portugal dont je suis la plus fière. Et je sais que beaucoup de nos auditeurs partagent avec moi ce sentiment de fierté, d’appartenir à ce pays, qui grâce à la ténacité et au courage de quelques jeunes officiers en rupture avec le système de Salazar, a vu son destin basculé en une seule journée.

 Tiens !

Et si nous vous faisions revivre cette journée ?!

Mais d’abord, remettons nous dans le contexte. Et remontons jusqu’aux années 50.

En ce temps là, le Portugal était un pays en panne. C’est bizarre de dire ça, mais c’est vrai !

 En ce temps là,  il  était à la traîne de l’Europe occidentale en matière de développement économique, à cause d’une gestion excessivement prudente des dépenses publiques de la part du président Salazar. Le pays était Comme anesthésié par un demi-siècle de dictature fasciste.

Et ce pays qui avait autrefois pensé l’universalité en navigant à travers le monde, n’était plus que l’ombre de lui-même. La misère et l’analphabétisme étaient partout.

Le Portugal agonisait !

En même temps, le pays s’était vu  contester sa souveraineté sur les derniers vestiges de son empire colonial, en Afrique et en Asie.

Aux Indes, les possessions portugaises de Goa, Damão et Diu  sont annexées de force par l’Union indienne.

La même année, en 1961, en Angola, sa plus vaste colonie d’Afrique australe, les indigènes entament leur combat pour l’indépendance.

Pendant que d’autres soulèvements apparaissent en Guinée et au Mozambique, les autres colonies africaines.

Les  soldats portugais sont de plus en plus nombreux à être envoyés outre-mer pour réprimer tous ces soulèvements.

Et pour le Portugal, à peine peuplé de neuf millions d’habitants, le « maintien de l’ordre »en Afrique devient une charge de plus en plus pesante. Jusqu’à 35% du budget national. Pour un petit pays, c’est énorme !

Dans les années 60, 800.000 hommes participent au maintien de l’ordre dans les anciennes colonies portugaises, et 8.000 y trouvent la mort.

Pour fuir cette véritablement boucherie, de nombreux jeunes hommes émigrent clandestinement en vue d’échapper aux quatre années de service militaire et d’obtenir à l’étranger, en France notamment, de meilleures conditions de vie.

Et l’exil finit par s’étendre à plus d’un million de portugais qui fuit l’autarcie et la misère.

En ce temps là, il faut également imaginer la vie des portugais, opprimés, sans aucune liberté d’expression, espionnés et enfermés à tour de bras par une police politique, noire et pesante : la PIDE

Les partis d’opposition ainsi que les syndicats hostiles au salazarisme

sont prohibés. Leurs militants sont traqués, emprisonnés, torturés par les agents de la PIDE.

Et il n’est pas trop fort d’affirmer que le pays pourrissait peu à peu, avec des infrastructures dégradées et que la misère battait son plein.

En toute logique, les portugais qui prétendaient à une vie décente n’avaient d’autre choix que d’émigrer.

En 68, suite à un accident vasculaire, Salazar cède le pouvoir à Marcelo Caetano qui tente une ouverture politique.

Mais l’opposition parlementaire manque de consistance.

Et c’est finalement de l’armée que viendra la révolte contre la dictature et la guerre outre-mer.

A la tête de ce soulèvement militaire, un groupe de jeunes officiers idéalistes et téméraires qui voulaient ouvrir la voie au rétablissement de la démocratie. Ils formaient le MFA : mouvement des forces armées.

Leur programme tenait en trois « D » : décoloniser, démocratiser et développer. Trois lettres qui se voulaient venir en opposition aux trois « F » du gouvernement de Salazar : Fado, Football et Famille.

Plongeons-nous maintenant dans cette folle journée du 25 avril 75

La veille de ce jour mémorable, il est environ 23 heures, à Lisbonne, lorsqu’une radio de Lisbonne diffuse « Et après l’adieu », de Paulo de Carvalho. Un crooner qui venait de participer au concours de l’Eurovision avec cette chanson. Le but étant justement de ne pas éveiller les soupçons de la censure. Et surtout d’appeler les soldats à se tenir prêts pour l’offensive.

Ce soir là, personne ne s’étonne donc, d’entendre la mélodie de Paulo Carvalho.

Mais, dans des casernes militaires, les gorges se nouent, et les poings se serrent.

Quelques heures plus tard, à minuit vingt, exactement, une autre chanson vibre sur les ondes de Radio Renascença.

« Grandola ville brune / Terre de fraternité / seul le peuple commande dans ton enceinte ô cité… ».

Il s’agit de la chanson « Grândola vila Morena » interprétée par Zeca Afonso,  qui dès les premières notes donne le signal du début du soulèvement militaire.

Et c’est le début de la « révolution des oeillets » avec le déclenchement des opérations militaires qui vont renverser le régime dictatorial de Marcelo Caetano, successeur du sombre Salazar mort en 1970.

Zeca Afonso, pour ceux qui ne  connaissent pas, était un grand chanteur engagé. Qui, toute sa vie, a mené une  lutte férue contre la dictature conservatrice de Salazar.

D’ailleurs, aujourd’hui encore, il est presque impossible de détacher l’œuvre de Zeca Afonso de la révolution des œillets.

Tant elle soulève toujours l’émotion auprès du peuple portugais.

Dans cette chanson ; Zeca Afonso raconte une émeute paysanne de l’Alentejo, chanson qui à l’époque était interdite pas la censure.

Mais pourquoi l’Alentejo ?

Et bien, parce qu’avec ses grandes étendues, l’Alentejo était la région la plus agricole du Portugal. Et cette région avait été à l’époque, une des places fortes de la Révolution des Œillets. Sous la protection de l’armée, des milliers de paysans étaient déjà passé à l’offensive.

Et voilà !

Le signal de désobéissance tant attendu par de jeunes capitaines était donné.

Et le coup d’État militaire était déclenché !!

Des unités de l’armée s’élancent alors en direction de la capitale. Nous sommes le 25 avril, et le destin du Portugal va basculer, vite, très très vite.

Le but de ces jeunes militaires était de créer un effet de surprise, de prendre possession des moyens de communication et obtenir le soutien actif de la population.

A 4 heures du matin, les premiers objectifs étaient atteints

A 4 h 26 exactement : dans un communiqué radio, ce mouvement des forces armées demandait à la population de rester confinée chez elle pour éviter un bain de sang.

Et tout au long de la nuit, les communiqués suivants confirmeront qu’une  série d’actions en vue de libérer le pays du régime qui le domine depuis trop longtemps sont menées depuis l’aube.

Depuis son poste de commandement, Otelo Saraiva de Carvalho qu’on appelle « Oscar » coordonne les mouvements des insurgés. Et les forces de police sont appelées à ne pas intervenir pour éviter un bain de sang.

Message bien reçu et bien entendu car, effectivement les oppositions au coup d’état seront effectivement très rares.

Et l’opération sera menée de main de maître car avec à peine 150 officiers et 2 000 soldats, sans aucune force aérienne ou navale, le poste de commandement du MFA  réussi sans  effusion de sang à récupérer la liberté  que le Portugal avait perdu pendant ces 48 ans de dictature.

Le capitaine Salgueiro Maia, un jeune officier d’à peine 30 ans, commande les hommes et les blindés de l’École pratique de cavalerie de Santarem.

Leur mission : prendre possession du Terreiro do Paço, le centre névralgique du pouvoir où se trouvent notamment les ministères de l’Intérieur et de la Défense.

Et tout d’un coup, tout s’accélère.

Á 6 heures du matin, acculé dans une caserne, le chef d’état, Marcelo Caetano, se planque sous la protection de sa garde républicaine.

La police militaire : la PIDE se retranche elle aussi dans le quartier général de la garde républicaine. Elle joue son va-tout et abat à l’aveugle, quatre personnes dans la foule. Une cinquième tombera un peu plus tard, dans la nuit.

Le jeune capitaine Maia négocie alors la reddition de Marcelo Caetano.

Reddition qu’il finira par obtenir. Puisque quelques heures plus tard, il remettra le président Marcelo Caetano au Général Spinola qui mène les opérations du MFA.

En fin de journée de ce 25 avril, à 19 h 30, un blindé le conduira à l’aéroport pour être extradé vers Madère, puis vers le Brésil  où il mourra 6 ans plus tard.

En l’espace d’une simple nuit, une révolution pacifique fut menée par les forces militaires, faisant tomber la dictature.

Et on peut dire que le pouvoir s’est finalement rendu presque sans résistance, s’apercevant très rapidement qu’il n’avait  aucune chance.

Un triomphe se produit en quelques heures et sans presque aucune effusion de sang.

Et au matin du 25 avril, le Portugal  se réveille avec un avant goût de liberté.

La foule se  joint aux forces armées avec une ferveur indescriptible. On danse, on jubile, on crie le mot « liberté » partout dans les rues.

La foule, essentiellement composée de jeunes, d’étudiants, de lycéens fraternise spontanément avec les soldats.

Massée place du Carmo, devant la caserne où s’était réfugié Marcelo Caetano, elle est juchée sur les cabines téléphoniques, sur les statues pour encourager les troupes du capitaine Maia.

Et très rapidement, des oeillets rouges fleurissent au bout des fusils.

Car une vendeuse de fleurs du Rossio, une  des grandes avenues de Lisbonne, offre aux soldats les fleurs de saison qu’elle allait vendre sur la place.

Dans un élan de solidarité, les lisboètes mettent eux aussi des oeillets aux fenêtres.

La population en liesse,  se presse aux portes des prisons et ouvre les portes de la liberté aux prisonniers politiques.

Et ce qui est tellement particulier dans cette révolution portugaise, c’est que le peuple et le Mouvement des Forces Armées n’ont finalement fait qu’un, fraternellement unis, dans une révolution atypique qui allait bousculer les consciences.

Et cette Révolution qui n’en est pas encore une, a déjà un nom.

Car, le lendemain du 25 avril, le journal parisien « Le Monde »  sort en première page : « La Révolution des Oeillets triomphe au Portugal ! »

Le lendemain, le 26 avril, à 1 h 30 du matin, le président de cette « junte de salut national » : le général Spinola prend la parole à la télévision pour annoncer l’élection prochaine au suffrage universel d’une Assemblée nationale constituante et d’un président de la République.

A 20h05 du 26 avril, dans un communiqué radiodiffusé, le MFA annonçait officiellement la chute du régime. Et déclarait également vouloir remettre dès que possible le pouvoir aux civils.

Le premier acte qui était de renverser la dictature étant terminé.

Il s’agissait maintenant de passer au second acte qui était d’instaurer la démocratie. Un processus laborieux qui allait durer près de deux ans.

Un mois après, le général Spinola était nommé Président de la république.

Mais le processus de démocratisation allait être long et mouvementé. Sachant que pendant les deux ans qui ont suivi, le Portugal a connu 6 gouvernements provisoires.

Mais encore une fois, on sait bien que la démocratie n’est jamais un processus linéaire.

Ce coup d’état sans presque aucune effusion de sang n’a pas empêché de faire écho dans d’autres pays sous l’emprise d’une dictature.

Rappelez-vous que pendant le printemps arabe, certains ont fait allusion à la Révolution des œillets, prenant cet évènement historique pour modèle.

Et dès l’été 74, c’est-à-dire 3 mois après le coup d’état, les soldats et les étudiants participaient ensemble à une campagne d’alphabétisation. Et les fameuses conquêtes d’avril commencent à se matérialiser.

On retrouve la liberté syndicale, le droit de grève, l’organisation d’élections libres, la fin des guerres coloniales et l’indépendance des anciennes colonies, la création du salaire minimum national, l’égalité des droits pour les femmes, le droit de vote à dix-huit ans, le droit à la santé, à l’éducation, à la Sécurité sociale…

Et enfin, la réforme agraire tant attendue devient effective, un an après, en avril 75.

L’espoir était né !

En 1974, j’étais encore une enfant, mais je me rappelle que même loin du Portugal, mon père, comme beaucoup d’immigrants déjà installés en France, a suivi cette révolution d’abord à la radio. Et puis peu à peu, à travers la télévision lorsque l’actualité a commencé à pouvoir être filmées.

Je me souviens aussi que cette révolution a beaucoup surpris les gens, parce que jusque là, on ne connaissait rien du Portugal.

L’été 74, nous sommes allés en vacances au Portugal, dans le village de mes parents. Et bizarrement, ce petit village, même très éloignés de Lisbonne portait encore les stigmates de la révolution. Sur tous les murs, les pancartes, les façades des maisons, on pouvait voir des graffiti et des mots de révolte. Mais celui qui revenait le plus souvent, c’était le mot « liberté ».

Ce sont des images que je n’oublierais jamais.

Le pays avait définitivement changé.

Et après quelques mois de turbulences, le pays va enfin pouvoir reprendre sa place parmi les démocraties européennes.

Un an tout juste après la Révolution des oeillets, la promulgation de la Constitution élevait le Portugal au rang de patrie progressiste.

Mais la jeune démocratie était encore très frémissante et la radicalité des ruptures révolutionnaires allait un peu trop vite, et agaçait le général Spinola, qui, il faut bien le dire, était un fervent anti-communiste. Et celui-ci, tente alors de freiner les ardeurs du peuple portugais.

Un an après la révolution des œillets : le 11 mars 75, il tente un coup d’État qui finit par avorter.

Un mois plus tard, lors des premières élections libres, les partis modérés l’emportent, sans pour autant étouffer l’exaltation sociale.

Les divisions idéologiques au sein du MFA ne se font pas attendre. Et les surenchères de l’extrême gauche pilonnent la sérénité de la construction d’un nouvel État.

Un nouveau « coup d’état » le 25 novembre 1975 met enfin un terme à la révolution des œillets au profit du Parti socialiste de Mario Soares, dont la formation arrive en tête aux élections législatives le 25 avril 1976.

Deux ans après, la vraie démocratie commence tout doucement à se construire.

Et pendant les mois qui vont suivre, Lisbonne va bouillonner d’effervescence révolutionnaire.

On refait le monde dans les bars de la capitale.

On multiplie les occupations d’usine.

On proclame des quartiers autogérés… Et les progressistes du monde occidental n’ont d’yeux que pour ce pays, si négligé précédemment.

Une nouvelle Constitution, d’orientation sociale et démocratique, voit alors le jour le 2 avril 1976 et les élections législatives du 25 avril suivant, consacrent le triomphe de la démocratie parlementaire. Mais la situation politique, économique et sociale du pays ne se normalisera vraiment qu’avec l’entrée du Portugal dans l’Union européenne en 1986.

Et on sait que la Révolution des œillets portugaise a fait bien des années après, des émules et des jaloux.

Souvenez-vous, lors du Printemps Arabe, certains journalistes ont fait référence à la Révolution des Œillets, prenant cet évènement historique pour modèle.

En Tunisie, par exemple, on a très vite parlé de « Révolution de Jasmin », en référence à la Révolution portugaise.

Il faut dire que cette révolution originale avait fait particulièrement envie : elle avait tiré un trait sur un demi-siècle de dictature de manière pacifique et avait organisé un régime démocratique stable en seulement 2 ans.

De quoi motiver des pays arabes en ébullition depuis 2011 : comme la Tunisie, la Libye, la Syrie et l’ Egypte.

Mais aujourd’hui, que reste t-il de cette belle Révolution?

Les œillets ont-ils fané ?

Évidemment, les premières années de l’entrée du Portugal dans l’Europe ont été très bénéfiques pour le pays.

Mais comme dans tous les pays européens, la tragédie de l’euro est passée par là et le Portugal est redevenu un pays d’émigration massive, comme sous la dictature de Salazar.

Aujourd’hui il semblerait que la reprise soit là, mais le pays reste fragile et le chômage encore élevé.

Après une décennie de croissance très faible, entre 2000 et 2010 et trois années terribles de récession 2011, 2012 et 2013, on sent bien que le retour de la croissance est là, et bien là !

 Mais ce sont les efforts demandés au peuple portugais qui ont contribué à ce retour de croissance.

L’austérité s’est quand même réduite et il y a eu quelques allègements d’impôts.

Dans la colonne des moins, il y a encore le chômage des jeunes, l’extension de la pauvreté mais aussi l’état des finances publiques et la fragilité du secteur bancaire.

Le FMI presse Lisbonne de profiter des vents favorables soufflant sur l’économie européenne avec un euro faible, et le prix du pétrole relativement bas,  pour poursuivre ses réformes, notamment dans le domaine du marché du travail.

Mais aujourd’hui, on le sait, les choses changent au Portugal.

Après des années de déficit sous l’ancien gouvernement de droite, l’économie se redresse plutôt bien.

L’arrivée au pouvoir au Portugal de la gauche plurielle avait irrité certains détracteurs qui disaient qu’aucun gouvernement ne réussirait à redresser l’économie du pays, et surtout pas la gauche.

Un an et demi plus tard, ce pays fragile de la zone euro affiche un déficit public au plus bas depuis 1974 et rentre enfin dans les clous de Bruxelles.

Après avoir divisé par deux le déficit en 2016, il est aujourd’hui à 2 %, mais le Portugal compte encore faire mieux en le ramenant à 1,5 % cette année, puis 1 % en 2018 avant de viser l’équilibre budgétaire en 2020.

Un pari ambitieux qui figure dans le programme de stabilité que Lisbonne s’apprête à envoyer à Bruxelles.

Si le Portugal est encore loin de l’excédent budgétaire affiché par l’Allemagne, il a de quoi faire pâlir d’envie nombre de ses voisins, comme l’Espagne par exemple qui enregistrait un déficit de 4,5 % du PIB en 2016 et la France qui a raté de peu son objectif avec 3,4 %.

Et avec ce qu’on vit aujourd’hui en France avec une gauche fracturée en trois partie : Une gauche très très à gauche avec Mélenchon, une gauche classique avec Hamon et enfin une gauche penchant vers la droite avec Macron. Comment ne pas être perdu lorsqu’on possède des convictions de gauchistes ??

Là encore, on pourrait prendre modèle sur le Portugal.

Alors que les gauches européennes se fracturent, les socialistes portugais, soutenus par la gauche radicale et  les communistes, ont de bons résultats économiques.

Grâce notamment au premier ministre Antonio Costa. Ce fils de militant communiste anti-colonisation, originaire de Goa, en Inde, parfois baptisé le « Gandhi portugais », qui incarne parfaitement le parti socialiste et qui a décidé d’opérer un virage majeur en s’alliant avec l’extrême gauche, les verts et le Parti communiste, auquel le PS faisait la guerre depuis la « révolution des œillets de 1974.

Aujourd’hui, on peut dire que le pari est réussi !

Hélène Amoroso

 

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