Maria et Salazar

Petite découverte du moment que nous conseillons vivement..:)

L’HISTOIRE

Alors que les parents de Robin Walter revendent leur maison familiale de Champigny-sur-Marne, vient le moment pour tous de dire au revoir à Maria, leur femme de ménage et bien plus depuis plus de trente ans.

Que va-t-elle faire, elle qui est venue du Portugal avec son mari comme des milliers de ses compatriotes, quelques décennies auparavant, fuyant ainsi la dictature de Salazar ? Au travers de leurs souvenirs, le récit dépeint ce que fut la plus longue dictature de l’histoire moderne de l’Europe occidentale et l’immigration portugaise de masse qui en a découlé.

 

 

source:
http://www.decitre.fr

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Luis de Camoes


Aujourd’hui  nous allons vous parler de poésie et littérature en évoquant notamment la vie de Luis de Camoes.

Luís Vaz de Camões, dit « le Camoëns », né vers 1525 et mort en 1580 à Lisbonne, est un poète portugais.
Il est l’auteur de poèmes dans la tradition médiévale (redondilhas) ou pastorale, de sonnets inspirés de la Renaissance italienne, et de l’épopée nationale de Lusiades

Grand poète,… cet auteur fait l’objet d’un véritable culte de la part du peuple portugais en général, et des gens de Lettres en particulier, un peu comme Shakespeare en Grande-Bretagne. Son nom est toujours cité avec révérence et gravité. L’épopée des Lusiades est associée au renforcement du sentiment national portugais et a contribué à son essor.
Il est considéré comme le plus grand poète du Portugal et un des plus grands de l’humanité. Son génie est comparable à celui de Virgile, de Dante ou de Shakespeare. Parmi ses œuvres, l’épopée des Lusiades est la plus représentative.
Sa date et son lieu de naissance sont incertains, mais on estime qu’il est né aux environs de 1525 à Constançia, près de Santarem, d’une famille d’origine galicienne d’abord fixée à Chaves, et ensuite à Coïmbre, puis Lisbonne. …Son père était Simão Vaz de Camões et sa mère Ana de Sá Macedo. Par son père il serait descendant du troubadour galicien Vasco Pires de Camões, par sa mère, apparenté au navigateur Vasco de Gama.

Entre 1542 et 1545, il vit à Lisbonne, délaissant les études pour fréquenter la cour de dom João III, où il se fit une renommée de poète. Il vécut quelque temps à Coimbra où il doit avoir suivi les humanités, peut-être au monastère de Santa Cruz, où il avait un oncle prêtre, Dom Bénto de Camões. … Cependant il n’a été retrouvé aucune trace d’un passage du poète à Coimbra, mais la culture raffinée qui ressort de ses écrits fait de la seule université du Portugal en ce temps là l’endroit où il est le plus probable qu’il ait étudié.
Lié à la maison du comte de Linhares, dom Francisco de Noronha, et peut-être précepteur de son fils dom António, il le suivit à Ceuta en 1549 où il resta jusqu’en 1551. Cela arrivait souvent dans la carrière militaire des jeunes, comme le rappelle l’élégie Aquela que de amor descomedido. De retour à Lisbonne, il ne tarda pas à renouer avec la vie de bohème. On lui prête plusieurs amours, non seulement avec des dames de la cour mais selon la légende, avec l’Infante en personne, Da. Maria, sœur du Roi D. Manuel I. Il serait tombé en disgrâce, au point d’être exilé à Constáncia. Il n’existe, cependant, pas le moindre fondement documentaire de cette histoire.

Une autre légende lui attribue une vive passion pour une grande dame, la comtesse de Linhares, D. Violante de Andrade, ce qui l’aurait fait exiler à Santarém. Ce qui est certain c’est que le jour du « Corpo de Deus » (Corps de Dieu) de 1552, il blessa au cours d’un combat un certain Gonçalo Borges. Arrêté, il fut libéré par lettre royale de rémission le 7 mars 1553, et s’embarquer pour servir aux Indes dans l’armée de Fernando Álvares Cabral, le 24 du même mois.
Il resta quelque temps à Goa, puis fut exilé en 1556 à Macao, pour avoir censuré le vice-roi dans une satire. Ce serait là, dans une grotte qui porte aujourd’hui son nom, qu’il composa le poème qui l’a immortalisé, les Lusiades (ou Lusiadas), où il chante la gloire des Portugais (en latin lusitani), les exploits et les découvertes de Vasco de Gama. Au bout de cinq ans, rappelé de son exil, assailli par une tempête, il fit naufrage sur les côtes de la Cochinchine en retournant à Goa

Dans ce désastre, sauvant de manière héroïque le manuscrit de son poème déjà bien avancé, sa compagne Dinamene célébrée dans de nombreux poèmes serait morte.
De retour à Goa, avant août 1560, il demanda la protection du Vice-Roi Dom Constantino de Bragance dans un long poème octosyllabique. …. Emprisonné pour dettes, il adressa une supplique en vers à son nouveau Vice-Roi, Dom Francisco Coutinho, pour sa libération.

En 1568 il retourna au Royaume, et fit escale dans l’île de Mozambique, où, deux ans plus tard, le chroniqueur Diogo do Couto, son ami, le rencontra comme il le racontera dans ses Décades (8ème), ajoutant que le poète était « si pauvre qu’il vivait des amis ». Il travaillait alors à la révision de son poème, et dans la composition du « Parnasse de Luis de Camões », avec poésie, philosophie et autres sciences », oeuvre volée et jamais retrouvée Diogo do Couto lui paya le reste du voyage jusqu’à Lisbonne, où Camões arriva en 1570.
C’est en 1572 qu’il publie Les Lusiades.Il dédie son épopée au jeune roi Sébastien Ier qui lui accorde une petite pension qui lui permettra de vivre, modestement, et 8 ans plus tard, à Lisbonne il assiste au départ de l’armée du Portugal, avec en tête son propre roi Sébastien, pour le Maroc.

Il avait proposé d’être le chantre de cette guerre africaine mais Diogo Bernardes lui fut préféré. Cette expédition fut un désastre connu pour la Bataille des trois rois morts, ou d’Alcacèr Quibir (El Ksar el Quibir). Sébastien y trouva la mort ainsi que la fine fleur de la jeunesse portugaise. Après quoi quelques années plus tard le Portugal allait être rattaché à la couronne espagnole, et allait naître le mythe du retour du roi Sébastien, par une nuit de brume pour rendre au Portugal sa grandeur passée.

C’est ainsi que meurt Luis de Camões, cette même année de 1580, peut-être dans une maison de Santana, à Lisbonne, ou bien misérablement dans un Hôpital, c’est selon, et avec lui l’âge d’or du Portugal, que son poème épique avait si bien chanté. Il aurait eu selon Almeida Garrett, ces derniers mots :

« Avec moi meurt le Portugal. »

C’est ainsi que ce termine la vie de Luis de Camoes, nous espérons vous en avoir fait connaitre un peu plus et reviendrons bientôt pour vous parler d’un autre grand poète que fût Fernando Pessoa…

Un tour du Portugal ??

Pourquoi le Portugal est-il considéré comme l’une des destinations préférées des européens pour leurs vacances ?

Sans doute parce qu’il bénéficie d’un climat agréable et chaud d’avril à septembre, mais aussi et surtout parce qu’à lui seul il réunit plusieurs qualités : la diversité et la beauté de ses paysages, la richesse de son patrimoine historique, et surtout pour la gentillesse et l’accueil chaleureux de ses habitants. Ce pays recèle du nord au sud, de trésors pour les yeux, pour l’esprit et pour le coeur.

Commençons au Nord, avec Viana do Castelo. Il faut monter jusqu’à son « sacré-cœur », le sanctuaire de Santa Luzia, et profiter d’une vue splendide sur les alentours, c’est magnifique !!!! Ensuite, Braga, un joli patrimoine avec ses dizaines d’églises, au style baroque et opulent. Il faut monter les 700 marches de la Via Sacra décorées d’azulejos de son Bon Jésus, le plus beau sanctuaire baroque du Portugal. Poursuivre par Guimarãese qui est le berceau historique de la nation portugaise et entrez dans son château, gardé par la statue en bronze de Dom Afonso Henriques, le premier roi du Portugal, puis faites un tour dans le centre historique et médiéval.

La ville de Póvoa de Varzim est localisée dans une plaine côtière sableuse, entourant le cap de saint André, à mi-chemin entre les fleuves du Minho et du Douro. Elle est une des principales stations balnéaires du nord du Portugal. A 30 kilomètres au sud de cette ville, Porto, qui est la deuxième ville en importance avec Lisbonne, elle est située à l’embouchure du rio Douro. Ses rives sont escarpées et reliées par de nombreux ponts. Les amateurs de vin connaissent bien le Porto. Une ballade en bateau sur le rio Douro s’impose pour bien comprendre cette ville très intéressante et différente. Le cœur de Porto est la Ribeira ; là où se trouvent plusieurs monuments, cathédrales ainsi que l’activité principale des gens. Une ville à voir sans hésitation.

Plus au sud, Aveiro Souvent qualifiée de « Venise du Portugal » est entourée de marais salants, plages et lagunes, et dominée par le Canal Central qui traverse la ville. Renommée pour ses moliceiros – bateaux de pêche typiques à la proue peinte de couleurs vives. Aveiro et ses alentours représentent une région industrielle très importante où l’extraction du sel se fait encore. Avant de quitter Aveiro entrez dans une pâtisserie et goûter les ovos moles, la spécialité d’Aveiro, ils sont confectionnés avec une pâte aux œufs, en forme d’amande remplies d’une farce sucrée. Cette ville très jolie et très accueillante est jumelée avec la ville de Bourges.

Descendons plus au sud pour découvrir Coimbra Ville universitaire datant du 12e siècle. Au Largo da Sé Velha se trouve l’ancienne cathédrale de Coimbra. Une marche vous permettra de découvrir ses rues anciennes et ses places publiques. C’est une ville très agréable à visiter. Encore plus bas, la ville de Batalha possède un ensemble monastique classé Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Derrière l’église, il y a des chapelles inachevées. A une dizaine de kilomètres à l’est de cette ville se trouve Fatima, qui attire 5 millions de visiteurs annuellement Par son sanctuaire qui fut construit pour commémorer les apparitions de La Vierge en 1917. C’est un lieu de prières et la ville garde son caractère particulier d’endroit paisible. Non loin de là, la ville de Tomar qui doit sa renommée à son château fort de l’ordre des Templiers. Le Rio Nabão coule dans cette petite ville et s’intègre bien au paysage verdoyant.

Obidos est une cité entourée de murs comme Saint-Malo en France. Située au nord de Lisbonne, elle est une des villes les plus pittoresques et romantiques du Portugal. Ses rues étroites lui donnent un cachet particulier. Généralement, l’Estoril, Cascais et Sintra font l’objet d’une journée de visite au départ de Lisbonne. La région de l’Estoril est située à 20 kilomètres de Lisbonne. Toute la côte est garnie de plages et Cascais offre une admirable baie de sable à la sortie du Fleuve Tage. C’est un superbe endroit pour les touristes. Sintra est unique par son paysage accidenté et ses maisons aux styles bien différents.

Lisbonne, Capitale du Portugal. La visite du Portugal commence souvent à Lisbonne, ville riche en histoire. La Tour Belém, le Monastère des Hiéronymites, le Château St-Georges sont les premiers endroits visités. Par la suite, il y a la Place du Commerce, la baixa, le quartier d’Alfama et ses rues typiques… Lisbonne fut l’Hôte de l’Expo Universelle de 1998. Vous serez stupéfait en découvrant le pont vasco de Gama long de 17 kilomètres qui surplombe l’estuaire du Tage.

Dans l’Alentejo, Evora, la ville aux maisons blanches avec ses ruelles au caractère mauresque, vous offre le Temple romain, la cathédrale gothique, la Chapelle des Os et des ruelles étroites. La Praça do Giraldo constitue la place centrale de cette ville. Plus au sud, la ville de Beja, où il est possible de voir d’étranges lacs à l’eau noire et aux berges rouges ! En fait, il s’agit des mines de cuivre de Sao Domingos, qui ont été dynamitées et qui sont à l’abandon.

Complètement au Sud en Algave la ville de Tavira est appelée souvent la Venise de l’Algarve. Par son emplacement, c’est une ville active à cause de sa proximité avec le Maroc. Faro se trouve un peu plus à l’ouest, cette ville constitue, grâce à son aéroport, la deuxième plus grande entrée du pays. L’ancienne cité de Faro offre de nombreuses activités et visites. Vous devez absolument visiter la vieille ville, entourée de remparts romains et Monter au sommet de la tour pour capturer les meilleures vues panoramiques. Pour les amoureux de la nature, Faro abrite une réserve naturelle de 17000 hectares environ. C’est le point de passage de centaines d’espèces d’oiseaux lors des migrations du printemps et de l’automne. Faro est l’une des stations balnéaires les plus populaires de l’Algarve…

L’histoire, la nature, la température font bon ménage dans ce pays à découvrir. Vous y serez accueilli très chaleureusement et vous découvrirez une multitude de trésor à photographier et de bonnes choses à déguster.
Vous ne parlez pas le Portugais ? Pas de problème, la langue française est bien comprise alors n’hésitez pas à vous y rendre et découvrez également d’autres villes. Elles ont toutes leur particularité car J’en oublie et des meilleurs. A vous de les découvrir !!!!!

La Littérature Portugaise


Aujourd’hui dans le Portugal se raconte nous allons vous parler un peu de littérature, bien entendu de littérature Portugaise…

La littérature portugaise a été construite sur la base d’un espace géographique unique et unifié, nommé le territoire portugais, bien qu’il fût plus tard divisé de part le monde suite aux découvertes maritimes portugaises du 15 ième et du 16 ième siècles. Cette grande aventure a contribuée à une littérature de voyages riche et a été responsable de l’expansion du langage national.

Pour les anglophones, l’écrivain portugais le plus connu est Luis Vaz de Camoes auteur du poème épique les Lusiades. Plusieurs autres auteurs et poètes sont aussi connus internationalement, comme: Ena de Queiros (1845-1900), un des romanciers de langue portugaise le plus connu; Fernando Pessoa (1888-1935), un des plus grands poètes dans l’histoire de la langue; Jorge Amado (1912-2001), un romancier populaire; et Jose Saramago qui a reçu le Prix Nobel de littérature en 1998.

La littérature dans la langue portugaise a émergé en premier de la poésie lyrique, les poèmes d’amour regroupés dans des cancioneiros (livres de chansons). Les premiers poèmes étaient trés influencés par le langage et la litterature provencal, mais avec la touche propre du portugais et du galicien, puis un dialecte portugais.

La prose écrite prit plus de temps à se développer. Les écrits religieux et historiques donnèrent finalement naissance aux récits de chevalerie, the progenitor of which, Amadis of Gaul, most likely originated in Portugal. Parmi les grandes réalisations de la prose du moyen-âge portugais on trouve les chroniques brillantes et bien documentées écrites par Fernão Lopes (c.1380-c.1460) et Gomes Eanes de Zurara (c.1420-c.1474). La poésie portugaise dans le 15ème siècle a été marquée par l’influence de l’Espagne, comme on peut le voir avec les écrits deGarcia de Resende, et de Cancioneiro geral (1516).

La Renaissance, produit nombres de poètes talentueux, d’historiens, de critiques, d’antiquaires,de theologiens, et de moralistes qui ont fait du 16ème siècle un âge d’or.

Le meilleur travail de prose du 16ème siècle est consacré à l’histoire et aux voyages. João de Barros dans ses « Decadas », poursuivies par Diogo do Couto, décrit avec maitrise les actions faites par les portugais dans la découverte et la conquête des pays d’orient. Damião de Goes, humaniste et ami d’Erasmus, a écrit avec une rare independance sur le règne du roi Manuel le Chanceux. Le Bishop Osorio traita du même sujet en latin, mais son interessant « Cartas » est en langue populaire. Parmi les autres qui ont parlé de l’orient on trouve Castanheda, Antonio Galvão, Gaspar Correia, Bras de Albuquerque, Frei Gaspar da Cruz, et Frei João dos Santos.

Le 18ème siècle a vu apparaitre la révolution littéraire qui était un mouvement romantique. Les idées libérales de l’étranger envahirent chaque secteur de la litterature et du savoir. João B. de Almeida Garrett,le chef des interprètes inspirés du romantisme français,a exercé une grande influence sur toute une génération de poètes, dramaturges, et romanciers.
Un groupe de poètes dissidents,y compris Antero de Quental, Téofilo Braga, et Abílio Manuel Guerra Junqueiro, se révoltèrent contre le romantisme et entrelacer leurs travaux avec des idées philosophiques et sociales. José Maria Eça de Queiroz introduit le réalisme dans les romans et donnèrent le ton pour la moitié du siècle suivant. L’ historiographie, d’un genre plus narratif que scientifique, fleurit à la même époque. Joaquim P. de Oliveira Martins était l’un des écrivains les plus populaires de ce genre.

La pèriode moderne dans la littérature portugaise date de l’instauration de la république en 1910. Plus tard les écrivains devinrent plus sensible au développement des autres pays. Fernando Pessoa, trés méconnu de son vivant, fut reconnu plus tard comme le plus grand des poètes modernes portugais, et José Régio reconnu lui même comme poète et dramaturge.

Dans le début des années 1970 les cercles de litterature portugaise furent bousculés par la publication d’un volume de notes regroupées,d’histoires, de lettres et de poèmes par Maria Isabel Barreno, Maria Teresa Horta, et Maria Velho da Costa. Bannis parce que d’une nature érotique et féministe,le livre fut autorisé à paraitre aprés la chute de la dictature de Salazar en avril 1974.
La fin du 20ème siècle a vu naitre la littérature portugaise en Afrique: en Angola, le poète Agostinho Neto et le romancier Luadino Vieira; au Mozambique, le romancier Luís Bernardo Howana; au Cape Verde, les romanciers Manuel Lopes, Orlanda Amarilis, et Manuel Ferreira