Le Fado

Le Fado est un style musical populaire portugais. Né de plusieurs influences au cours de la deuxième moitié du 19 ème siècle à Lisbonne, mais avec des racines beaucoup plus anciennes, il est caractérisé par un chant mélodieux et nostalgique. Fado signifie destin (du latin  » fatum « ). Ce qui est important dans le fado, c’est le style. C’est-à-dire la manière de chanter, plus importante encore que la beauté de la voix, disent les connaisseurs.

Vous avez certainement déjà entendu parler du Fado, la chanson qui représente l’âme portugaise et chante son destin. Le sentiment, les chagrins d’amour, la nostalgie, le quotidien, les conquêtes, les rencontres manquées de la vie sont un thème infini, qui alimente l’inspiration de celui ou celle qui chante avec émotion.
D’origine lointaine, le mot « fado » signifie le « destin », la « fatalité » exprimés en musique. Le fado est la musique qui incarne mieux que toute autre l’âme portugaise. Ce chant traditionnel accompagné à la guitare exprime la « saudade », c’est-à-dire la tristesse et la nostalgie. Il est aujourd’hui l’un des symboles de la culture portugaise dans le monde. La saudade ne s’explique pas. Elle se vit, entre autres, par le fado.

C’est la grande Amalia Rodriguès qui a fait connaître le fado dans les grandes salles européennes et à travers le monde. L’une des héritières de cette diva est Mariza, une chanteuse qui continue de porter le Fado au-delà des frontières.
Je vous dirais que le Portugal valorise beaucoup sa musique, le paysage musical est riche et varié. Très souvent, des chanteuses comme Mariza sont au top des hit-parades et ce n’est pas une “honte” pour un jeune de 16 ans de dire qu’il écoute Mariza, ou Dulce Pontes, ou Mafalda Arnauth, ou Teresa Salgueiro…Il faut dire qu’il n’y a pas tant de pays que ça qui possèdent une si jolie musique purement nationale.
Style musical particulier au Portugal, le fado a une énorme popularité au pays. Il est le moyen par excellence pour exprimer la saudade.

Traditionnellement, le fado se chante par une femme (sauf à Coimbra, où il est chanté par un homme) qui est accompagnée à la guitare portugaise par deux hommes. À sa mort, Amàlia Rodrigues était la chanteuse de fado la plus connue au Portugal et dans le monde entier. Sa voix vibrante d’émotion a permis de faire connaître la saudade, à travers le fado, à plusieurs générations.

Le Fado n’a pas pour seules origines la ville de Lisbonne : il existe un autre genre, celui de Coimbra, la ville des étudiants (un tiers des étudiants portugais étudient à Coimbra). Le Fado de Coimbra est plus intellectuel, ce qui semble logique pour une ville étudiante. La majorité des thèmes abordés dans les chansons de Coimbra sont des balades, des peines de cœur ou la tristesse d’un départ, ce qui n’est pas le cas des musiques de Lisbonne, plus joyeuses en général. Si l’on voulait caricaturer, Nous dirions, que l’amour à Coimbra est mort, et l’amour à Lisbonne est part.

Le Fado est aujourd’hui un symbole reconnu du Portugal, une musique du monde qui conserve son essence mais qui accompagne le fil du temps. C’est Amália, la grande diva qui a internationalisé le fado et qui le porta aux grandes salles européennes ….
Parfois, un peu d’émotion profonde ne peut pas faire de mal, pour bien écouter, comprendre et sentir l’esprit du fado, deux conditions sont essentielles. La première est le silence absolu. La deuxième est la lumière. Il est important de tamiser la lumière au plus bas ou encore mieux, de n’utiliser que des chandelles sur les tables. Cela fera ressortir encore plus la musique de la « viola », de la « guitarra » et surtout, la voix des « fadistas ». Aussi, de cette façon, on gardera l’intimité de la soirée.

Dans la majorité des grandes villes du monde, on peut écouter le fado dans un bon restaurant portugais. Les mots peuvent difficilement exprimer ce sentiment transmis par le « fado » et ressenti non seulement par ceux qui le chantent mais aussi par ceux qui l’entendent car, même si vous ne comprenez pas les paroles, vous serez transportés par la mélodie et la voix.

Une façon très vivante de découvrir le Portugal !!!!

Les Monuments

Le Portugal est un pays très riche en monuments. Les découvertes Portugaises et les richesses de l’Église ont largement contribué au développement de l’architecture. Mais la richesse du patrimoine architectural remonte à des temps beaucoup plus anciens.
La région des « Beiras », où nous nous situons, présente à la fois une diversité géographique: montagnes et paysages dénudés de la « Serra de Estrela » prés de Guarda, vignes et forêts autour de Viseu, plages de sable fin, dunes, lagunes et forêts de pins entre Aveiro, Figueira da Foz et Leiria…
Et une diversité patrimoniale : des villes d’art comme Coimbra, Aveiro, Guarda; des châteaux forts à Montemor-o-Velho, Leiria et de nombreuses citadelles prés de la frontière Espagnole; des parcs et jardins comme le parc national de Buçaco; Tous les styles d’art sont présents: du Baroque (bibliothèque de l’université de Coimbra) au Gothique (monastère de Batalha) et au Manuélin. L’art Manuélin, si bien représenté dans le cloître du monastère de Santa Cruz à Coimbra ou au monastère de Batalha, se retrouve aussi dans les nombreuses petites églises des villages Portugais. Les « Azulejos », cet art de la faïence décorative typiquement portugais, décorent aussi bien les maisons à Aveiro que la chapelle de l’université de Coimbra, la cathédrale de Viseu, et les fontaines des jardins…

Dans cette pléthore architecturale, voici quelques photos et informations sur des lieux que nous aimons particulièremet.
Témoins de l’art préhistorique, les peintures rupestres de « Vale do Côa » (prés de Guarda). Découvertes dans les années 1990, à l’occasion de travaux de construction d’un barrage, il s’agit d’un complexe rare (4 sites seulement en Europe) de centaines de peintures à l’air libre, datant du paléolithique. Les peintures et gravures longent la vallée de la rivière Côa et représentent principalement des animaux. L’importance du site et son intérêt scientifique font que le projet de barrage a été aujourd’hui complètement abandonné.

Au IIème siècle avant J.-C. les romains s’établirent à Conímbriga et en firent une cité florissante. Puis en 468, les envahisseurs Suèves pillèrent et incendièrent la cité. Les ruines permettent de visiter les vestiges de riches demeures, les thermes, le forum et surtout de très belles mosaïques. Un musée sur le site permet de compléter la visite (13 km de Coimbra).

Fondée par le Roi D. Dinis en 1308 l’université de Coimbra est une des plus anciennes d’Europe, et jusqu’à 1911 la seule université du Portugal. Coimbra dont les maisons étagées s’étalent sur la colline de chaque côté du fleuve Mondego, est dominée par l’université. Installée dans l’ancien palais royal, l’esplanade de l’université offre un panorama sur les toits des vieux quartiers et la vallée du fleuve Mondego. La bibliothèque (ci-dessous) avec ses 300 000 volumes, ses plafonds peints en trompe l’oeil, la richesse de sa décoration où se mêlent or, marbre et bois exotiques, constitue un des sommets de l’art baroque.

À Coimbra les traditions universitaires restent toujours vivantes et les étudiants en longue cape noire chantent le fado le soir dans les « républicas » où les bars pittoresques du quartier de la cathédrale.

Chef d’oeuvre tout en dentelle, le monastère Santa Maria da Vitória à Batalha (11 km de Leiria) a été élevé pour commémorer la victoire d’Aljubarrota en 1385, symbole de l’indépendance Portugaise. Construit en style gothique, le monastère fut ensuite embelli par l’art manuélin: le cloître royal, les chapelles inachevées… Classé patrimoine mondial en 1983 par l’UNESCO, il faut visiter Batalha avant que les pluies acides et la pollution automobile ne détériorent les sculptures en calcaire.

Non loin de Batalha, le parc naturel des serras de Aire et Candeeiros, constitué de massifs calcaires, abrite de nombreuses grottes.

A très bientôt a tous….

L’immigration des Portugais



L’immigration des Portugais n’a pas été un long fleuve tranquille !!!!!

Durant les années 60, le Portugal vit sous l’emprise d’une dictature obscurantiste, il s’isole et s’enlise dans des guerres coloniales. Par dizaines de milliers, fuyant la misère, le service militaire et la répression salazariste, des hommes et des femmes fuient alors clandestinement le pays. Après la traversée des frontières espagnoles et françaises au péril de leur vie, en barque, à pied à travers la montagne ou cachés dans des camions, beaucoup débarquent gare d’Austerlitz à Paris. 9 sur 10 sont sans-papiers.

L’immigration portugaise, aujourd’hui, ne fait guère parler d’elle et s’est banalisée. Les portugais se sont intégrés assez facilement et pourtant, l’émigration portugaise n’a pas été un long fleuve tranquille. Dans les années 60, le patronat français avait besoin d’une main-d’œuvre nombreuse pour construire la “nouvelle société” sur fond d’urbanisme débridé. Le Portugal, lui, vivait sous l’emprise d’une dictature obscurantiste perdurant depuis les années 30. L’isolement et les guerres coloniales en Afrique avait rendu le pays exsangue.

En avril 1965, on dénombre 120 000 portugais en France. Dix ans plus tard, ils seront 800 000, dont près de cent mille insoumis. Paysans illettrés, élevés dans le culte du travail et du sacrifice, ils viennent s’entasser dans les “baraques” insalubres des bidonvilles, au pied des chantiers où ils construisent les “cités radieuses” de demain. Entre la peur d’un possible refoulement du territoire en vertu d’une circulaire datant de 1960 et les sollicitations insistantes du patronat du bâtiment, les immigrés portugais travaillent dur pour un maigre salaire. Et la question des papiers de travail et de séjour reste une obsession permanente, d’autant que le gouvernement Français alterne politique de régularisations et menaces d’expulsion, notamment dans le cadre d’accords avec le pays d’origine pour contrôler l’immigration. Autant de situations qui rappellent fortement celle des sans-papiers d’aujourd’hui.
En effet trois ou quatre familles vivaient dans une même maison et pendant que les uns dormaient les membres de l’autre famille travaillaient et ainsi de suite, ils faisaient en quelque sorte les 3/8 pour dormir dans ces bidonvilles, afin que tout le monde s’y retrouve.

Certains des immigrés sont rentrés au pays après une vie de labeur qui ne leur a pas permis de vivre une retraite convenable en France. Bons vivants, ces derniers se livrent volontiers, sans héroïsme démonstratif, mais avec la force d’une expérience de vie pleine et assumée.
Le temps des photos endimanchées envoyées au pays pour entretenir l’illusion d’une émigration au “paradis” semble bien loin.
Ils se retrouvent dans un café ou un commerce pépère, les uns et les autres s’interpellent, et leurs narrations se complètent. Les blagues fusent sur des histoires dignes de La valise en carton de Linda de Suza, mais l’ombre du passeur qui orchestrait, moyennant finances, le “grand saut” vers l’exil marque toujours les mémoires. Elle est symbolisée par une photo déchirée en deux. Le passeur gardait une moitié et les immigrés emmenaient l’autre moitié avec eux. Une fois à destination, ils envoyaient cette moitié à leur famille pour prouver qu’ils étaient bien arrivés et la famille payait le passeur.

Quel destin que celui des Portugais qui ont quitté leur petit village et qui se promettent de retourner y vivre un jour. Alors s’ensuit de nombreux sacrifices pour pouvoir subvenir aux besoins tout en envoyant de l’argent au pays mais entre temps les enfants naissent et tentent d’asseoir leur culture sur deux bancs, Français et Portugais. Pendant ce temps la maison au Portugal gagne un étage, et lorsqu’enfin la retraite approche la question se pose de savoir s’il faut retourner au pays.
Les enfants sont maries et n’ont jamais voulu partir la bas, les parents veulent rester auprès des petits enfants et se sont habitues à cette vie. Dur dur de prendre une décision et c’est ce destin qui lie aujourd’hui beaucoup de Portugais.

Il est difficile d’imaginer que les migrants portugais réputés bien intégrés aujourd’hui aient vécu les mêmes affres que les clandestins se pressant aux portes de l’Europe du 21ième siècle. Et pourtant, les “gens du Salto”sont aussi passés par là. Heureusement qu’à l’arrivée en France dans leurs sacs ils avaient de la « saudade », et grâce à elle, ils ont du surmonter pas mal de choses !!!!!!!

Joao II , Roi du Portugal,

Aujourd’hui nous allons vous parler d’histoire et notamment de Jean II connu sous Joao II ancien Roi du portugal qui est né le 3 mars 1455
João II fut le 13e roi du Portugal. Il était le fils du roi Alphonse V du Portugal et d’Isabelle, reine du Portugal. Jean II succéda à son père après son abdication. Cependant, en 1477, Alphonse V reprit le pouvoir et Jean ne redevint roi qu’en 1481.

Ce roi vécut à l’époque de la résurrection du droit romain et spécialement du Code de Justinien rédigé, alors que la tyrannie régnait à Rome. Tous les rois étaient poussés vers un renforcement de leur autorité et Jean II fut ainsi un souverain de son temps.

Comme prince, Jean II accompagna son père lors des campagnes en Afrique et fut fait chevalier par Alphonse V après la prise de Asilah (Maroc) en 1471….Déjà dans sa jeunesse, Jean était peu populaire parmi la noblesse parce qu’il ne paraissait pas être influencé par l’extérieur et détestait les intrigues. Les nobles puissants, spécialement Fernand II, duc de Bragance (un très riche propriétaire terrien), avaient peur de son arrivée au pouvoir et dès qu’il eut pris le pouvoir on vit qu’ils avaient raison. Après son accès au trône, Jean II prit une série de mesures dans le but de retirer du pouvoir à l’aristocratie et le concentrer dans ses mains. Il imposa l’approbation par le souverain des droits seigneuriaux terminant ainsi, par une habitude du XVe siècle, une lutte contre les traditions wisigothes maintenues durant la Reconquista et les règnes alphonsins.

Ces mesures avaient aussi pour but d’empêcher les extorsions exercées par l’aristocratie sur le petit peuple. Rapidement, commencèrent les conspirations qui se terminèrent par la victoire totale du roi et la mort ou l’exil de ses opposants (1483)… La tradition dit que Jean II commenta ainsi le « nettoyage » du pays :  » Je suis le seigneur des seigneurs et non le serf des serfs ». Après ces événements, plus personne, au Portugal, n’osa défier le roi qui n’hésitait pas à régler les problèmes de ses propres mains… Le 22 août 1484, le duc de Viseu, prétendant au trône, est poignardé à Setúbal de la main du roi.

Jean II était donc libre pour gouverner le pays sans plus aucune opposition
Une partie des découvertes portugaises du règne de Jean II demeurent inconnues. Beaucoup d’informations furent gardées secrètes pour des raisons politiques et les archives de cette période furent détruites durant le tremblement de terre de 1755. Les historiens discutent encore sur l’ampleur réelle de ces découvertes suspectant que les navigateurs portugais soient arrivés en Amérique avant Christophe Colomb…À l’appui de cette hypothèse, on cite souvent les calculs précis du diamètre de la terre faits par les Portugais. Il y avait, au Portugal, à la fin du XVe siècle, depuis plus de 80 ans, une école de navigation, de cartographie et de mathématiques où travaillaient les hommes de science les plus habiles de l’époque.

Alors que Christophe Colomb pensait pouvoir arriver aux Indes par la route de l’ouest, Jean II connaissait probablement déjà l’existence d’un continent entre l’Europe et l’Asie au-delà de l’Atlantique. Les voyages du mystérieux capitaine Duarte Pacheco Pereira à l’ouest du Cap Vert furent probablement plus importants que ne le supposent les interprétations traditionnelles. La découverte de l’Amérique par Christophe Colomb est à l’origine des disputes sur la maîtrise des mers entre le Portugal et la Castille. Ce fut cette rivalité qui provoqua la signature du traité de Tordesillas le 7 juillet 1494. Ce traité définit le méridien de Tordesillas et stipula que les terres à l’est de cette ligne seraient au Portugal et les autres à la Castille.

Mais la division du monde n’était pas le seul sujet de discussion entre les royaumes ibériques. Les Rois Catholiques avaient plusieurs filles, mais seulement un fils, Jean, de santé fragile. La fille aînée, Isabelle, fut mariée avec le prince Alphonse de Portugal dès son enfance. Alphonse était le fils unique de Jean II et, si celui-ci mourait sans héritiers, Jean de Castille serait le plus probablement, non seulement l’hériter du Portugal mais aussi celui de Castille et d’Aragon.
Cette menace sur la couronne espagnole était bien réelle. Les Rois catholiques tentèrent, en vain, toutes les voies diplomatiques pour annuler le mariage. Finalement, en 1491, le prince Alphonse mourut suite à une chute de cheval durant une course au bord du Tage. La liaison des rois catholiques avec l’accident n’a jamais été prouvée mais ce sont eux qui y gagnèrent le plus. Durant le reste de ses jours, Jean II tenta, sans succès, d’obtenir la légitimation de son fils bâtard Georges que la noblesse portugaise lui portait, l’hypothèse d’un empoisonnement n’a jamais été écartée. Avant de mourir, Jean avait choisi Manuel de Viseu, duc de Beja, son cousin germain, beau-frère et fils adoptif, comme successeur.

Le surnom « le Prince Parfait » est une référence au « Prince » de Nicolas Machiavel. Pour ses contemporains, c’était le « tyran ».

Hymne National


A Portuguesa a été officiellement désignée comme étant symbole national dans la constitution portugaise de 1976, qui est la constitution actuellement en vigueur au Portugal, depuis la Révolution des œillets de 1974.
Date: 1890 (puis retouché en 1957)
Parole: Henrique Lopes de Mendonça
Musique: Alfredo Keil

Heróis do mar, nobre povo,
Nação valente e imortal
Levantai hoje de novo
O esplendor de Portugal !
Entre as brumas da memória,
Ó Pátria, sente-se a voz
Dos teus egrégios avós
Que há-de guiar-te à vitória !
Às armas, às armas !
Sobre a terra, sobre o mar,
Às armas, às armas !
Pela Pátria lutar !
Contra os canhões marchar, marchar !

II

Desfralda a invicta Bandeira,
À luz viva do teu céu !
Brade a Europa à terra inteira :
Portugal não pereceu !
Beija o solo teu, jucundo,
O oceano, a rugir de amor,
E o teu Braço vencedor
Deu mundos novos ao mundo !
Às armas, às armas !
Sobre a terra, sobre o mar,
Às armas, às armas !
Pela Pátria lutar !
Contra os canhões marchar, marchar!

III

Saudai o Sol que desponta
Sobre um ridente porvir ;
Seja o eco de uma afronta
O sinal de ressurgir.
Raios dessa aurora forte
São como beijos de mãe,
Que nos guardam, nos sustêm,
Contra as injúrias da sorte.
Às armas, às armas !
Sobre a terra, sobre o mar,
Às armas, às armas !
Pela Pátria lutar !
Contra os canhões marchar, marchar!