Le Nord du Portugal

Rurale et sauvage, la région au nord du Douro propose un grand nombre de visites culturelles, de promenades et de sports nautiques. Au-delà de la vallée cultivée du douro et du fertile Minho se déroule une région reculée au nom évocateur Trâs-os-Montes qui signifie  » derrière les montagnes « , aux étendues solitaires mais émaillées de petites bourgades médiévales.

La région entre le Minho et le Douro est le berceau de la nation portugaise. D’ailleurs, des villes historiques et fascinantes comme Porto, Bragança et Braga témoignent du passé.

En chemin vers l’Atlantique et la ville historique de Porto, le Douro, ou  » fleuve d’Or « , serpente dans des gorges profondes, où s’étagent des milliers de vignobles en terrasses… Au nord-est, les plateaux et les montagnes du Trás-os-Montes, constituent la région la plus sauvage du pays.

Dès le IXème siècle av. J-C, des marchands phéniciens arrivèrent dans l’estuaire du Douro. Bien plus tard, les Romains développent Portus et Cale, de part et autre du fleuve, avant que les deux noms ne se fondent en Portucale, pour désigner la région entre le Minho et le Douro, qui fut le coeur du royaume du Portugal.

L’estuaire et la côte du Douro littoral, regroupent aujourd’hui des ports de pêche, des stations balnéaires et des zones industrielles… À l’embouchure, Portus devint Porto, capitale régionale et deuxième ville du pays prospère grâce à des siècles d’échanges, Porto la cosmopolite est à la fois moderne et ancrée dans le passé ses venelle de. De sa colline, Porto est tournée vers le Douro et, plus loin, vers les chais ou se bonifie le précieux nectar.

Les coteaux bordant la rivière sont voués à la culture de la vigne, D’interminables vignobles sont parsemés de propriétés viticoles.
Par contraste avec la vallée prospère du Douro, le Trâs-os-Montes est isolé et sauvage Dans le passé, il fut un refuge pour les exilés religieux et politiques, mais la dureté de la vie a dépeuplé la région.

Le Nord, rural, est la région la plus traditionnelle du pays . Si l’influence de l’extérieur commence à se faire sentir dans le Trâs-osMontes, le visiteur découvre toujours une région de petits villages paisible entre des champs de seigle et la lande, où la parque naturelle de Montesinho s’étend de Bragança à la frontière espagnole ..

Depuis l’époque où les Romains bâtirent un fort là où leur route marchande traversait le douro, Porto a prospéré grâce au commerce. Prompte à chasser les Maures au XIème siècle et à tirer profit du passage des croisés, la cité a aussi exploité les richesses engendrées par les découvertes maritimes du Portugal, au XVème et au XVIème siècle. Un peu plus tard, le commerce du vin avec les Britanniques remplaça avec succès celui des épices.

La prospérité qui fut celle de Porto dès le XVème siècle se manifeste un peu partout dans la ville. Le commerce de produits importés des colonies portugaises permit notamment à l’or et aux bois exotiques du Brésil d’inonder les églises. Les marchands aisés dépensèrent sans compter, commandant peintures et azulejos. L’extravagante Bourse, le palâcio da Bolsa, et l’élégante feitoria Inglesa sont des témoignages plus récents de l’activité commerçante de Porto.

Brangança accueillit plusieurs forts avant que Fernào Mendes, le beau-frère du roi Afonso Henriques, ne fasse construire ici, en 1130, une citadelle, qui fut appelée Brigantia .
L’enceinte abrite toujours le château de Dom Sancho Ier, de 1187, avec ses tours de guet, son donjon et la Domus Municipalis pentagonale du XIIème siècle, à côté de l’église Santa Maria. La ville a donné son nom à la dernière maison royale portugaise, issue d’un fils bâtard de Dom Joào , qui devint en 1442 le premier duc de Bragança.

Berceau de la nation, la région du minho compte deux villes historique majeures : Guimarães, la première capitale du Portugal, et Braga, son principal centre religieux. Dans cette région très attachée à ses traditions, l’agriculture prospère grâce aux pluies abondantes qui en font la partie la plus verte du pays.

Depuis des siècles, les fermes et les terres fertiles du Minho se transmettent de génération en génération. Mais la multiplication des parcelles, trop petites pour être rentables, a entraîné une forte émigration dans les années 60. Néanmoins, l’économie du Minho, où le taux de chômage est élevé, repose sur les petites et moyennes entreprises de la région de Braga et de Guimarães. L’agriculture permet notamment de produire les fameux vinho verdes ou vins verts. Malgré le développement du tourisme, le Minho est resté très attaché à ses traditions.

Viana do Castelo est installée sur un joli site, dans l’estuaire de la Lima. Au XVème siècle, elle devint un centre de pêche important. C’est d’ici que Joào Velho prit la mer pour explorer le Congo et qu’Alvares Fagundes partit pêcher à Terre-Neuve. Le commerce avec l’Europe et le Brésil apporta des richesses qui permirent de bâtir les nombreuses demeures de style manuélin, Renaissance ou baroque….

Braga appelée Bracara Augusta à l’époque romaine, s’enorgueillit d’une longue histoire comme centre religieux et commerçant. Au XIIème siècle, la ville devint le siège des archevêques du Portugal et la capitale religieuse du pays Bien qu’elle ait perdu de l’influence au XIXème siècle, elle est restée la capitale spirituelle du pays, et la ville principale du Minho. Il n’est donc pas étonnant que Braga accueille des fêtes religieuses hautes en couleurs. La Semana santa (semaine sainte) est célébrée par des processions solennelles et spectaculaires. Les églises, les majestueuses demeures du XVIIIème siècle et les jolis jardins font le charme du centre de Braga La fête de Sào Joào, en juin, s’accompagne de danses, de foires et de feux d’artifice.

Sur un versant boisé, à l’est de Braga, se dresse le sanctuaire religieux le plus étonnant du pays ..Bom Jésus do Monte….. En 1722, l’archevêque de Braga conçut l’immense escalier baroque de Bom Jesus, pour desservir le petit sanctuaire existant. La partie asse comprend une voie sacrée escarpée avec des chapelles illustrant les quatorze stations du chemin de croix. L’escadório dos Cinco Sentidos, au centre, représente les cinq sens, avec des fontaines murales et des statues de personnages bibliques, mythologiques et symboliques. Il est suivi par l’escalier des Trois Vertus, lui aussi allégorique. Au sommet, l’esplanade offre une superbe vue et permet d’accéder à l’église. Lieu de pèlerinage, le sanctuaire est devenu attraction touristique.

La ville de Guimarães, est considérée comme le berceau de la nation portugaise Lorsque Dom Afonso Henrique se proclama roi du pays, en 1139, il la choisie pour capitale. La silhouette de son château figure sur l’écusson du Portugal. Les ruelles étroites du quartier médiéval bien préserver au centre, se prêtent parfaitement à une visite à pied. La rua de Santa Maria, une rue pavée bordée de maisons anciennes ornées de magnifiques statues part de la place principale, le largo da Oliveira, et dépasse le paço dos Duques pour monter jusqu’au château. Pour revivre l’animation qui régnait ici au Moyen Âge, on visitera la ville la première semaine d’août lors des festas Gualterianas, un festival d’art et costumes médiévaux .

A bientôt pour de nouveaux sujets..

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