Les Beiras

Les Beiras qui se déroulent de la frontière espagnole à la mer séparent le Nord, très vert, du Sud aride… Très diversifiée, cette région réunit les sommets de la Serra da Estrela et les marais salants de la Ria de Aveiro, la station balnéaire animée de Figueira Foz et la ville universitaire de Coimbra, chargée d’histoire.

Les trois provinces des Beiras ne sont pas des hauts lieux du tourisme. Toutefois, par le passé, elles ont joué un rôle marchand et militaire qui a laissé des traces. Les jolies roues des bateaux d’Aveiro servant à récolter les algues dans la Beira Litoral, sont un héritage phénicien. Dans toute la Beira Baixa, de Castelo Branco aux petits villages granitiques, on trouve des vestiges des occupants passés. Quant à Viseu, la capitale de la Beira Alta, elle est née à la croisée des routes marchandes empruntées par les Romains.

Les Romains ne s’implantèrent pas aussi solidement ici que plus au sud, mais les ruines de Conimbriga témoignent de l’élégance de la ville qui a donné son nom à Coimbra. À la création du royaume du Portugal, le roi Afonso Henriques installa sa cour à Coimbra, qui resta plus d’un siècle la capitale du jeune État.

Les premières heures du royaume et l’indépendance durement acquise ont laissé un héritage de châteaux et de villes fortifiées. Pour se protéger des revendications sur leurs terres de l’Espagne toute proche, les rois du Portugal construisirent une imposante chaîne de forts gardant la frontière orientale. Par exemple, Almeida, aux remparts imprenables, rappelle l’histoire mouvementée du pays. Ces forteresses frontalières jouèrent un rôle déterminant dans la guerre d’indépendance contre l’Espagne, puis contre les troupes napoléoniennes. Même Buçaco, véritable havre de paix, fut le théâtre d’un affrontement entre Wellington et Masséna.

Aveiro, qui fut jadis un site portuaire important, s’enorgueillit d’une riche d’une histoire – ses marais salants étaient déjà mentionné, dans le testament de la comtes de Mumadona, en l’an 959. Au XVème siècle, Aveiro tirait ses richesses du sel et de la morue pêchée au large de Terre-Neuve par les bacalhoeiros. En 1575, la lagune fut fermée par une tempête et le port s’envasa. La ville déclina peu à peu au bord de la ria, la lagune étant devenue malsaine Ce n’est qu’au XIXème siècle qu’Aveiro retrouva un peu de sa prospérité. La ria et ses canaux lui donnent un charme particulier.

Ville natale de six rois et siège de la plus vieille université du Portugal, Coimbra est chère au coeur des Portugais. À l’époque romaine, elle s’appelait Aeminium. Au VIème siècle, l’évêché de Coimbra fut transféré ici, et la ville adopta le nom de Coimbra. La ville fut prise aux Maures en 878, pour retomber entre leurs mains un siècle plus tard, avant d’être libérée par le roi de Castille, Ferdinand le Grand, en 1064. Lorsque Dom Afonso Henriques, premier roi du Portugal, voulut transférer sa capitale au sud de Guimaràes en 1139, il fit le choix de Coimbra, qui conserva ce privilège jusqu’en 1256. Liée aux débuts du royaume du Portugal, Coimbra offre aux visiteurs une profusion de témoignages historiques.

Pour les premiers rois du Portugal, la défense des frontières était une priorité. De nombreux châteaux furent bâtis sous le règne du roi Dinis (1279 – 1325). Le long de la frontière, les incursions espagnoles étaient fréquentes et les loyautés partagées. Les châteaux étaient donc en permanence assiégés, pris et reconstruits. Les bâtiments préservés témoignent de cette période de conflits. Le paysage est essentiellement désolé et rocheux, surtout dans la Serra da Marofa, mais, près de Pinhel et au-delà de Castelo mendo, la vallée de Côa est superbe,

Nous éspérons vous avoir fait redécouvrir ainsi la regions das beiras et son histoire, Nous vous donnons rendez vous dimanche prochain, pour une nouvelle emission du Portugal se raconte….

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